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SECO · ICI Outil 3.8 En ligne

Protocole d'Arrêt de Chantier (Gel, Canicule, Vent) & Calculateur d'Indemnités SECO (ICI)

Décidez d'arrêter un chantier (gel, canicule, vent) et estimez les indemnités intempéries.

Outil interactif

A Vérificateur des seuils d'arrêt technique et de sécurité par métier

°C
km/h

4 Autres conditions présentes

    Ces seuils sont des repères d'usage (règles de l'art SIA, recommandations SUVA, normes VSS, notices constructeur), pas des interdictions légales chiffrées : en cas de doute, la notice du constructeur et l'avis du responsable sécurité priment.

    B Calculateur des indemnités en cas d'intempéries (ICI — LACI art. 42 à 46)

    CHF/h
    h

    Ce que paie la caisse de chômage, et ce qui reste à votre charge

    Délai d'attente à votre charge (art. 67a OACI)
    Jours indemnisés
    Gain journalier par ouvrier
    Indemnité de la caisse (80 % du gain assuré perdu)
    Remboursement de la part patronale AVS / AI / APG / AC (6,40 %)
    Total versé par la caisse
    Jours de carence à 100 % à la charge de l'employeur
    Perte de salaire des ouvriers (20 % non indemnisés)
    Salaires concernés par l'arrêt

    Taux de 80 % et plafond du gain assuré de 148'200 CHF par an ; les périodes de réduction de l'horaire de travail et d'intempéries sont cumulées pour le délai d'attente. Le remboursement des cotisations patronales est calculé sur l'indemnité versée : hypothèse à confirmer avec votre caisse. Estimation indicative : seule la décision de l'autorité cantonale et de la caisse fait foi.

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    Gardez vos références à portée de main, puis automatisez-les dans vos devis, offres et décomptes.

    Guide technique de référence

    Tableau officiel des seuils météorologiques critiques par corps de métier (SIA / SUVA / Cantons)

    Ce tableau regroupe les repères d'arrêt ou de mesures hivernales les plus utilisés sur les chantiers suisses. Ce ne sont pas des interdictions légales chiffrées : la loi impose de protéger les travailleurs, et les valeurs ci-dessous viennent des règles de l'art (normes SIA), des recommandations de la SUVA, des normes VSS et des notices des constructeurs. Le vérificateur de l'outil les applique à votre température, votre vent et vos conditions.

    Seuils météorologiques de référence par corps de métier
    Corps de métierTempératureVent (rafales)Pluie, neige, gel
    Bétonnage et maçonnerie (SIA 262 / 266)De −3 °C à +5 °C : béton frais à +5 °C au moins (+10 °C si ciment à moins de 240 kg/m³) et cure thermique de 3 jours ; sous −3 °C : interdit sans chauffage50 km/h : arrêt de la manutention de grands panneaux de coffrageArrêt du coulage non protégé ; jamais sur support gelé
    Crépis, façades ITE, peinture extérieure (SIA 242 / 243 / 257)Sous +5 °C : arrêt ou mesures hivernales (abri chauffé)50 km/h : arrêt des nacelles ; 60 km/h : arrêt des échafaudagesArrêt (support humide, enneigé ou gelé)
    Étanchéité toiture plate et bitume (SIA 271)Sous +5 °C : arrêt ou mesures hivernales (colles, résines, bitume)60 km/h : arrêt en toitureArrêt (support humide, enneigé ou gelé)
    Grues à tour, nacelles PEMP, toitures (SUVA)—50 km/h : nacelles ; 60 km/h : mise en girouette des grues et arrêt en toiture ; 72 km/h : arrêt de tout levageNeige ou gel : arrêt en toiture et sur échafaudages
    Terrassement et enrobés bitumineux (VSS)Sous 0 °C : arrêt de la pose d'enrobés ; de 0 à +5 °C : précautions—Pluie forte ou sol gelé : arrêt

    1. Gel et basses températures (+5 °C / 0 °C / −3 °C) : interdictions pour crépis, peintures, chapes, étanchéités et bétonnage (SIA 262 / SIA 242 / SIA 271)

    La température minimale bétonnage crépi gel SIA la plus citée est de +5 °C : sous ce seuil, les crépis minéraux et organiques (SIA 242 / 243), les peintures de façade, les résines et les colles d'étanchéité (SIA 271) ne durcissent ou ne sèchent plus correctement ; il faut arrêter ou travailler sous abri chauffé. Pour le béton (SIA 262, SN EN 13670), entre +5 °C et −3 °C, la température du béton frais doit rester d'au moins +5 °C (+10 °C avec moins de 240 kg de ciment par m³) et une cure thermique de 3 jours est nécessaire ; sous −3 °C, le bétonnage est interdit sans chauffage du coffrage. Ces chiffres sont des repères de pratique : vérifiez les exigences de votre devis et de votre norme de référence.

    2. Vent fort et rafales (50 km/h à 72 km/h) : arrêt obligatoire des grues à tour, nacelles (PEMP) et travaux en toiture / échafaudages bâchés (SUVA)

    Pour la vitesse vent maximale grue échafaudage SUVA, nous n'avons pas trouvé de valeur réglementaire unique : la limite d'emploi est fixée par le constructeur de chaque machine. Les repères courants sont de l'ordre de 45 à 50 km/h pour les nacelles élévatrices (PEMP) et la manutention de grands panneaux, de 60 km/h pour la préalarme des grues à tour (mise en girouette) et l'arrêt des travaux en toiture et sur échafaudages, et de 72 km/h pour l'arrêt de tout levage. Un échafaudage bâché prend beaucoup de vent : vérifiez la fixation et la capacité de l'échafaudage avant la tempête, quel que soit le seuil.

    3. Fortes chaleurs, canicule (≥ 30 °C à 33 °C) et pics d'ozone : pauses obligatoires de 15 minutes par heure, eau fraîche et protocole d'arrêt cantonal (VD / GE)

    En cas de canicule 33°C chantier Vaud Genève, les recommandations de la SUVA et les protocoles cantonaux demandent des pauses à l'ombre de 15 minutes par heure, de l'eau fraîche (4 à 5 litres par ouvrier et par jour), des horaires adaptés dès 06h00 et, dès 33 °C, l'évaluation de l'arrêt des travaux lourds exposés l'après-midi. L'employeur doit protéger la santé des travailleurs (loi sur le travail, ordonnance sur les travaux de construction) : ces mesures sont d'usage, et le défaut de protection engage sa responsabilité. En cas de pic d'ozone, limitez les efforts intenses en plein air.

    Comment obtenir le remboursement à 80 % des salaires par l'Assurance-Chômage (Indemnité en cas d'intempéries ICI — Art. 42 à 50 LACI) ?

    L'indemnité en cas d'intempéries ICI SECO construction compense la perte de salaire due au mauvais temps dans les branches où le travail est fréquemment interrompu, dont la construction de bâtiments et le génie civil. Le chapitre de la loi sur l'assurance-chômage (LACI) qui la règle commence à l'article 42 ; les articles 42 à 46 posent le droit, les conditions et le taux, et l'ordonnance (OACI) fixe les détails (art. 65 à 69). La caisse paie 80 % du gain assuré perdu, plafonné à 148'200 CHF par an, et rembourse la part patronale AVS / AI / APG / AC pour les heures indemnisées.

    1. Les 2 ou 3 jours de carence à la charge de l'employeur par période de décompte et le délai impératif d'avis (au plus tard le 5 du mois suivant !)

    Les jours de carence 2 jours 3 jours LACI : pour chaque période de décompte (un mois ou quatre semaines), on déduit de la perte de travail deux jours d'attente pour les six premières périodes indemnisées, et trois jours dès la septième ; les périodes de réduction de l'horaire de travail et d'intempéries sont cumulées (art. 67a OACI). Ces jours restent à votre charge. Exemple de l'outil : 8 ouvriers à 40 CHF/h (8,25 h par jour), 4 jours d'arrêt à la première période : 5'280 CHF de carence, et une indemnité de 4'224 CHF pour les 2 jours restants, plus 270.34 CHF de part patronale remboursée.

    Le délai déclaration intempéries 5 du mois suivant est le point le plus piégeux : l'employeur annonce la perte de travail à l'autorité cantonale, sur la formule du SECO, au plus tard le cinquième jour du mois civil suivant (art. 69 al. 1 OACI). Un avis tardif sans motif valable reporte le début du droit à l'indemnité d'autant (art. 69 al. 2) : le retard fait donc perdre des jours indemnisés. L'outil affiche en rouge la date butoir exacte.

    2. Comment notifier l'arrêt météo à la Direction des Travaux pour prolonger votre délai contractuel (Art. 96 SIA 118 — éviter les pénalités de retard)

    Si la norme SIA 118 est intégrée à votre contrat, vous avez droit à une prolongation convenable des délais lorsque l'exécution dure plus longtemps que prévu sans faute de votre part, malgré les mesures complémentaires prises (art. 95 et 96 al. 1). Mais seulement si vous avez immédiatement avisé la direction des travaux du retard et de sa cause, par écrit (art. 25) : sans avis, la prolongation est perdue, sauf s'il est démontré que la direction connaissait déjà le retard. Aucune pénalité n'est due si vous avez droit à la prolongation (art. 98 al. 2).

    Sur le plan financier, des intempéries ordinaires ne vous donnent droit à aucune rémunération supplémentaire sauf convention (art. 60 al. 1) ; mais les indemnités que votre convention collective vous oblige à verser pour la perte d'heures de travail et que l'assurance-chômage ne couvre pas doivent vous être remboursées par le maître, sauf si l'appel d'offres exige de les inclure dans votre offre (art. 60 al. 2). Utilisez aussi le générateur de rapports de régie pour les travaux de protection exécutés sur ordre.

    ⚡ Planifier vos chantiers et vos délais dans Soumission

    Questions Fréquentes sur les Intempéries et la Canicule sur Chantier (FAQ)

    1. Qui a droit à l'indemnité en cas d'intempéries (ICI) et à quelles conditions ?

    Les travailleurs des branches où le travail est fréquemment interrompu par le mauvais temps, dont la construction de bâtiments et le génie civil (art. 42 LACI et art. 65 OACI). La perte de travail doit être due exclusivement aux conditions météorologiques, la poursuite des travaux doit être techniquement impossible malgré des mesures de protection suffisantes, ou entraîner des coûts disproportionnés, ou ne pas pouvoir être exigée des travailleurs, et l'employeur doit l'annoncer selon les règles prescrites (art. 43 al. 1 LACI).

    Seules les journées entières ou les demi-journées comptent (art. 43 al. 2 LACI) ; un jour entier correspond au cinquième de la durée hebdomadaire normale de travail (art. 67 OACI).

    2. Combien de jours de carence reste-t-il à la charge de l'employeur, et combien indemnise-t-on ?

    Pour chaque période de décompte (un mois ou quatre semaines), on déduit deux jours d'attente pour les six premières périodes indemnisées et trois jours dès la septième, les périodes de réduction de l'horaire de travail et d'intempéries étant cumulées (art. 67a OACI). L'indemnité est de 80 % du gain assuré perdu, plafonné à 148'200 CHF par an.

    Exemple de l'outil : 8 ouvriers à 40 CHF de l'heure (8,25 h par jour), 4 jours d'arrêt à la première période. Les 2 premiers jours (5'280 CHF de salaires) restent à votre charge ; les 2 autres jours donnent une indemnité de 4'224 CHF.

    3. Quel est le délai pour annoncer la perte de travail, et que risque-t-on en cas de retard ?

    L'employeur annonce la perte de travail à l'autorité cantonale, sur la formule du SECO, au plus tard le cinquième jour du mois civil suivant (art. 69 al. 1 OACI). S'il annonce en retard sans motif valable, le début du droit à l'indemnité est reporté d'autant (art. 69 al. 2 OACI) : le retard ne supprime pas forcément le droit, mais il fait perdre des jours indemnisés.

    Pensez aussi à la demande d'indemnité auprès de la caisse de chômage, dans un délai que les caisses fixent à trois mois après la fin de la période de décompte : confirmez-le auprès de votre caisse.

    4. Les cotisations sociales sur les heures indemnisées sont-elles remboursées ?

    L'employeur verse les cotisations sociales sur l'indemnité, puis la caisse de chômage lui restitue la part patronale AVS / AI / APG / AC pour les heures perdues, soit 6,40 % (4,35 % + 0,70 % + 0,25 % + 1,10 %). Sur l'exemple ci-dessus, cela représente 270.34 CHF, pour un remboursement total de 4'494 CHF.

    L'outil calcule ce remboursement sur l'indemnité versée : c'est une hypothèse de calcul, à confirmer avec votre caisse de chômage.

    5. Les seuils de température et de vent de l'outil sont-ils des obligations légales ?

    Non : ce sont des repères d'usage. Les températures de +5 °C et −3 °C viennent des règles de l'art (SIA 262, 242, 243, 271), et la loi vous oblige seulement à prendre les mesures nécessaires pour protéger les travailleurs. Pour le vent, nous n'avons pas trouvé de valeur réglementaire unique : environ 45 à 50 km/h pour les nacelles (PEMP) et 72 km/h pour les grues à tour sont des ordres de grandeur courants, mais la notice du constructeur prime toujours.

    Sur le plan contractuel, des intempéries ordinaires ne vous donnent pas droit à une rémunération supplémentaire sauf convention (art. 60 al. 1 SIA 118) ; en revanche, les indemnités que votre convention collective vous oblige à verser et que l'assurance-chômage ne couvre pas doivent vous être remboursées par le maître, sauf si l'appel d'offres exige de les inclure dans votre prix (art. 60 al. 2).

    Information indicative établie d'après la LACI, l'OACI et la norme SIA 118 ; seules les décisions de l'autorité cantonale et de la caisse de chômage font foi. Les seuils météo sont des repères d'usage.