Dimensionneur de Chéneaux, Descentes d'Eau Pluviale & Dilatation (SIA 232/2)
Dimensionneur de section de chéneaux, tuyaux de descente EP et joints de dilatation.
Outil interactif
Seuils du cahier des charges, non vérifiés. Surface par diamètre (DN 80 à 150), distances entre joints, matrice galvanique : SIA 232/2 non consultée. L'appariement gouttière / descente est une hypothèse de l'outil. Dilatation : le cahier exprime α en « mm/(m·100K) » ; l'outil utilise les valeurs physiques (16,5 µm/(m·K) pour le cuivre), sinon l'allongement serait dix fois trop grand.
A Descentes d'eau pluviale et gouttières
Débit, descente et gouttière
- Débit d'eau pluviale
- Diamètre minimal de la descente
- Développé minimal de la gouttière demi-ronde
B Dilatation thermique et compatibilité des métaux
Allongement, joints et corrosion galvanique
- Allongement thermique total
- Joints de dilatation à prévoir
Matrice de corrosion galvanique (eau coulant du métal de la ligne sur le métal de la colonne)
Allongement (mm) = α (µm/(m·K)) × longueur (m) × ΔT (K) / 1000. Règle du métier : l'eau qui a coulé sur du cuivre ne doit pas ruisseler sur du zinc, de l'acier galvanisé ou de l'aluminium.
Intégrer ce calculateur sur une page du site
Collez ce code dans la page, ou écrivez [outil code="6.11"] dans le contenu d'une page du site.
Passez du calcul à la gestion complète
Gardez vos références à portée de main, puis automatisez-les dans vos devis, offres et décomptes.
Guide technique de référence
Norme SIA 232/2 et SN 592000 : quel diamètre de descente (DN 80, 100, 120) et quel développé de gouttière choisir par m2 de toit ?
Le dimensionnement chéneau descente eau pluviale SIA 232/2 part du débit à évacuer : surface en plan du toit × intensité de pluie × coefficient d'écoulement. À l'intensité standard de 300 l/(s·ha) (0,03 l/(s·m²)), une toiture de 95 m² en tuiles produit 2,85 l/s. Le diamètre tuyau descente gouttière par m2 toiture suisse se lit dans les seuils du cahier des charges, auxquels l'outil associe un développé gouttière 250 333 400 mm :
| Descente | Surface maximale (intensité standard) | Débit correspondant | Gouttière demi-ronde associée |
|---|---|---|---|
| DN 80 | 65 m² | 1,95 l/s | 250 mm (n° 25) |
| DN 100 | 120 m² | 3,60 l/s | 333 mm (n° 33) |
| DN 120 | 185 m² | 5,55 l/s | 400 mm (n° 40) |
| DN 150 | 320 m² | 9,60 l/s | Gouttière de 400 mm ou chéneau, plusieurs descentes |
Pour un orage fort ou une toiture gravier ou végétalisée, la surface est pondérée par l'intensité et le coefficient d'écoulement : 95 m² de toiture en tuiles par orage fort (400 l/(s·ha)) équivalent à 127 m² à l'intensité standard (DN 120), la même surface en gravier (coefficient de 0,5) à 47,5 m² (DN 80). Pour dimensionner l'évacuation des eaux d'une parcelle, voir le calculateur de canalisations.
Précision sur le texte de la norme. Les seuils de surface par diamètre (DN 80 à 150) sont ceux du cahier des charges ; la SIA 232/2 et la SN 592000 (payantes) n'ont pas été consultées. Le cahier donne les développés de gouttière (250, 333 et 400 mm) sans surface correspondante : l'appariement avec les diamètres de descente est une hypothèse de l'outil. Les ferblantiers utilisent aussi des tables de fabricants, calculées sur une autre intensité de pluie : l'étude du projet fait foi.
Dilatation thermique du Zinc-Titane, du Cuivre et de l'Aluminium : calculer l'espacement des joints de dilatation
La dilatation cuivre zinc titane inox ferblanterie est significative sur une longue gouttière : un métal qui passe de −20 °C à +80 °C au soleil s'allonge de 100 K × son coefficient. L'allongement en mm est α (en µm par mètre et par kelvin) × longueur (m) × écart de température (K) / 1000. Pour 10 m et 100 K :
| Métal | α (µm/(m·K)) | Allongement pour 10 m et 100 K | Pour 25 m |
|---|---|---|---|
| Cuivre | 16,5 | 16,5 mm | 41,3 mm |
| Zinc-Titane | 22,0 | 22,0 mm | 55,0 mm |
| Acier inox | 16,0 | 16,0 mm | 40,0 mm |
| Aluminium | 24,0 | 24,0 mm | 60,0 mm |
L'espacement des joints de dilatation retenu par le cahier est de 10 à 12 m pour les gouttières suspendues et de 6 à 8 m pour les chéneaux encaissés ; l'outil compte les joints sur la distance la plus courte (soit 10 m et 6 m). ⚡ Chiffrer votre ferblanterie dans Soumission
Précision sur le texte de la norme. Écart avec le cahier des charges : le cahier exprime le coefficient en « mm/(m·100K) » avec 16,5 pour le cuivre. Appliquée telle quelle, cette valeur donnerait 165 mm pour 10 m et 100 K, soit dix fois trop. Le coefficient de dilatation du cuivre est de 16,5 micromètres par mètre et par kelvin (1,65 mm par mètre pour 100 K, soit 16,5 mm pour 10 m) : l'outil applique 16,5 / 22,0 / 16,0 / 24,0 µm/(m·K) pour le cuivre, le zinc-titane, l'inox et l'aluminium. Les distances entre joints sont celles du cahier, non vérifiées dans la SIA 232/2 (non consultée).
Couple galvanique et corrosion électrolytique en toiture : les mélanges de métaux strictement interdits
L'incompatibilité électrolytique cuivre zinc aluminium ne vient pas du contact direct mais de l'eau : quand l'eau de pluie coule sur du cuivre, elle se charge d'ions de cuivre ; sur du zinc, de l'acier galvanisé ou de l'aluminium en aval, ces ions se déposent et déclenchent une corrosion rapide. La règle du métier est donc d'interdire l'écoulement du cuivre vers ces métaux :
| Eau venant de ↓ / coulant sur → | Cuivre | Zinc-Titane | Acier inox | Aluminium | Acier galvanisé |
|---|---|---|---|---|---|
| Cuivre | — | Interdit | Admis | Interdit | Interdit |
| Zinc-Titane | Admis | — | Admis | Admis | Admis |
| Acier inox | Admis | Admis | — | Admis | Admis |
| Aluminium | Admis | Admis | Admis | — | Admis |
| Acier galvanisé | Admis | Admis | Admis | Admis | — |
Le plus sûr est de ne pas mélanger les métaux dans un même écoulement, ou de poser le cuivre en aval de tous les autres.
Précision sur le texte de la norme. La matrice reprend la règle du cahier des charges : le cuivre en amont du zinc, de l'acier galvanisé ou de l'aluminium est interdit. Les autres associations sont notées « Admis » sur la base d'une règle générale du métier, non vérifiée dans la SIA 232/2 (non consultée) ; l'inox, le plomb et les revêtements (laquage) ne sont pas traités en détail. Le ferblantier confirme les associations de son chantier.
Questions Fréquentes sur les Chéneaux, les Descentes et la Dilatation (FAQ)
1. Quel diamètre de descente d'eau pluviale choisir : DN 80, 100, 120 ou 150 ?
Le cahier des charges fixe des seuils de surface par diamètre, à l'intensité standard de 300 l/(s·ha) : DN 80 jusqu'à environ 65 m², DN 100 jusqu'à 120 m², DN 120 jusqu'à 185 m² et DN 150 jusqu'à 320 m². Pour 95 m² de toiture en tuiles, le débit est de 2,85 l/s et l'outil propose une descente DN 100 avec une gouttière de 333 mm de développé. Pour un orage fort (400 l/(s·ha)) ou une toiture gravier ou végétalisée, la surface est pondérée.
Ces seuils sont ceux du cahier, non vérifiés (SIA 232/2 et SN 592000 non consultées) ; l'appariement entre développé de gouttière et descente est une hypothèse de l'outil.
2. De combien se dilatent le cuivre, le zinc et l'inox ?
L'allongement est le produit du coefficient de dilatation, de la longueur et de l'écart de température. Pour 10 m et un écart de 100 K (de −20 °C à +80 °C au soleil) : cuivre 16,5 mm, zinc-titane 22,0 mm, acier inox 16,0 mm et aluminium 24,0 mm. Les coefficients sont de 16,5, 22,0, 16,0 et 24,0 micromètres par mètre et par kelvin.
Le cahier des charges exprime ces coefficients en « mm/(m·100K) » : appliqués tels quels, ils donneraient un allongement dix fois trop grand ; l'outil utilise les valeurs physiques. Les distances entre joints (10 à 12 m pour une gouttière suspendue, 6 à 8 m pour un chéneau encaissé) sont celles du cahier.
3. Quels métaux ne faut-il jamais associer en toiture ?
L'eau qui a coulé sur du cuivre ne doit jamais ruisseler ensuite sur du zinc, de l'acier galvanisé ou de l'aluminium : les ions de cuivre se déposent et corrodent rapidement le métal en aval, c'est la corrosion galvanique par couple électrolytique. L'inverse (zinc au-dessus du cuivre) est admis par la règle du métier utilisée par l'outil.
Le plus simple est de ne pas mélanger les métaux dans un même écoulement, ou de poser le cuivre en aval. La matrice de l'outil est une règle du métier, à confirmer avec le ferblantier et la SIA 232/2, non consultée.
Information indicative établie d'après le cahier des charges de l'outil ; elle ne remplace ni la SIA 232/2 ni l'étude du ferblantier.
