Aller au contenu
Site
Art. 837 CC Outil 3.2 En ligne

Calculateur de Date Butoir d'Hypothèque Légale des Artisans (Délai de 4 Mois — Art. 837 CC)

Calculez la date limite pour inscrire une hypothèque légale d'artisan et agissez avant l'échéance.

Outil interactif

2 Nature de la dernière intervention effectuée ce jour-là

3 Votre statut sur le chantier

CHF

Échéance fatale : inscription au Registre foncier au plus tard le

Rétroplanning d'urgence : 4 dates critiques

    Créance et intérêts moratoires (5 % l'an, art. 104 CO)

    Intérêts jusqu'à aujourd'hui
    Intérêts jusqu'à la date butoir
    Créance + intérêts aujourd'hui

    Intérêts simples sur une année de 365 jours, du jour de l'exigibilité à la date indiquée. Pour un contrat soumis à la SIA 118, le taux bancaire usuel peut s'appliquer après mise en demeure (art. 190 al. 1).

    Le délai de 4 mois est un délai de péremption du Code civil (art. 839 al. 2 CC) : il ne se prolonge pas et la date butoir est calculée de quantième à quantième (art. 77 CO). Information indicative : faites-vous conseiller sans attendre par un avocat ou la Société suisse des entrepreneurs de votre région.

    Intégrer ce calculateur sur une page du site

    Collez ce code dans la page, ou écrivez [outil code="3.2"] dans le contenu d'une page du site.

    Passez du calcul à la gestion complète

    Gardez vos références à portée de main, puis automatisez-les dans vos devis, offres et décomptes.

    Guide technique de référence

    La règle fatale des 4 mois (Art. 839 al. 2 CC) : pourquoi un seul jour de retard vous fait perdre votre créance

    L'hypothèque légale des artisans et entrepreneurs délai 4 mois est la dernière garantie d'un artisan impayé : elle permet de faire inscrire un gage sur l'immeuble où il a travaillé. Les règles figurent dans le Code civil, aux art. 837 à 841 : la recherche « art 837 839 code civil suisse » mène à ces articles. Le délai de 4 mois est un délai de péremption : il ne se suspend pas, ne s'interrompt pas, et un seul jour de retard éteint le droit à l'inscription.

    1. Ce n'est pas l'envoi de la requête au tribunal qui compte, mais l'inscription effective au Journal du Registre Foncier avant minuit le dernier jour !

    L'inscription doit avoir lieu au plus tard dans les 4 mois qui suivent l'achèvement des travaux (art. 839 al. 2 CC). Envoyer la requête ne suffit pas : il faut que le tribunal ait statué et que le Registre foncier ait inscrit le gage au Journal. D'où l'importance de l'inscription provisoire superprovisoire registre foncier : si le délai presse, le tribunal civil du lieu de situation de l'immeuble peut ordonner l'inscription provisoire par mesures superprovisoires (art. 265 CPC), en général sans entendre le propriétaire, en quelques jours.

    Le délai se calcule de quantième à quantième : des travaux achevés le 15 mars donnent une échéance au mercredi 15 juillet 2026. Si le dernier jour est le 31 octobre, l'échéance tombe le dernier jour de février (dimanche 28 février 2027 pour l'achèvement du 31 octobre 2026). Quand la date butoir tombe un samedi ou un dimanche, ne comptez pas sur un report : visez le dernier jour ouvrable précédent, et n'attendez jamais le dernier jour.

    2. Quelle date fait courir le délai de 4 mois ? Travaux d'achèvement essentiels vs simples retouches de garantie ou nettoyage

    Le point de départ est l'achèvement des travaux dernière prestation essentielle : la date de votre dernière prestation contractuelle importante (mise en service, pose finale). Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, les simples retouches de défauts, les travaux de garantie, le nettoyage, le remplacement d'une pièce défectueuse ou l'établissement de la facture ne repoussent pas ce point de départ.

    • Compte : l'achèvement des travaux principaux prévus au contrat, la mise en service, la pose finale essentielle.
    • Ne compte pas : les retouches de garantie, le nettoyage, le remplacement d'une petite pièce, l'envoi du décompte final.
    • En cas de doute : partez de la date la plus ancienne plausible, et déposez la requête sans attendre.

    Vous êtes sous-traitant d'une Entreprise Générale (EG) qui ne vous paie pas ou fait faillite : votre protection absolue

    La faillite entreprise générale sous-traitant double paiement est le scénario classique : l'entreprise générale encaisse le prix du maître d'ouvrage, ne paie pas ses sous-traitants, puis fait faillite. L'hypothèque légale est alors la seule sûreté du sous-traitant sur l'immeuble. Cette protection reste soumise aux conditions de la loi : délai de 4 mois, montant du gage établi par le juge ou reconnu par le propriétaire, et possibilité pour le propriétaire de fournir des sûretés suffisantes.

    1. Pourquoi vous pouvez grever la parcelle du propriétaire même si ce dernier a déjà payé l'Entreprise Générale (le risque de double paiement du maître d'ouvrage)

    L'article 837 al. 1 ch. 3 CC donne le droit à l'hypothèque légale aux artisans et entrepreneurs qui travaillent pour un entrepreneur général ou un autre entrepreneur : vous n'avez pas besoin d'un contrat avec le propriétaire. Que ce dernier ait déjà payé l'entreprise générale n'y change rien : il risque de payer deux fois, une première fois à l'entreprise générale, une seconde pour libérer son terrain. Il peut éviter l'inscription en fournissant des sûretés suffisantes, intérêts moratoires pour une durée de dix ans compris (art. 839 al. 3 CC dans sa version révisée).

    Pour le sous-traitant, un contrat qui exige de renoncer d'avance à l'hypothèque légale doit alerter : le auditeur de contrat d'entreprise générale liste les clauses à biffer.

    2. Quels métiers ont droit à l'hypothèque légale ? (Artisans, entrepreneurs, échafaudeurs, livreurs de béton frais ou d'éléments sur mesure)

    Ont droit à l'hypothèque légale les artisans et entrepreneurs qui ont fourni du travail, ou de la matière et du travail, pour une construction ou un autre ouvrage sur un immeuble : maçons, charpentiers, installateurs, peintres, échafaudeurs, et les entreprises qui réalisent des éléments sur mesure pour l'ouvrage. La simple livraison de matériaux standard n'ouvre en principe pas le droit ; pour le béton frais livré sur le chantier ou les éléments fabriqués sur mesure, la jurisprudence admet l'inscription dans certains cas, à vérifier au cas par cas avec un avocat.

    Calendrier d'urgence en 4 étapes : Mise en demeure, Mesures superprovisoires (Art. 265 CPC) et Registre Foncier

    Exemple pour des travaux achevés le 15 mars 2026 : les quatre dates critiques se calculent à rebours de la date butoir.

    1. J − 30 avant l'échéance : lundi 15 juin 2026. Dernier rappel et mise en demeure recommandée (5 à 10 jours).
    2. J − 15 avant l'échéance : mardi 30 juin 2026. Constitution du dossier : contrat ou devis, métrés, factures, extrait du Registre foncier de la parcelle, identité exacte du propriétaire foncier.
    3. J − 7 avant l'échéance (seuil critique) : mercredi 8 juillet 2026. Dépôt de la requête de mesures superprovisoires (art. 265 CPC) auprès du tribunal civil du lieu de situation de l'immeuble.
    4. Date butoir finale (4 mois) : mercredi 15 juillet 2026. Inscription provisoire effective au Journal du Registre foncier.

    Le comparateur SIA 118 et Code des obligations complète ce calendrier pour les délais de garantie. Intérêts moratoires : 5 % l'an (art. 104 CO) dès l'exigibilité de la créance.

    ⚡ Suivre vos impayés dans Soumission

    Questions Fréquentes sur l'Hypothèque Légale des Artisans (FAQ)

    1. À partir de quand court le délai de 4 mois de l'hypothèque légale des artisans ?

    Il court dès l'achèvement des travaux : la dernière prestation contractuelle essentielle (mise en service, pose finale). Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, les simples retouches, les travaux de garantie, le nettoyage ou l'envoi de la facture ne repoussent pas le point de départ.

    Le délai se compte de quantième à quantième : des travaux achevés le 15 mars donnent une échéance au mercredi 15 juillet 2026. Si le dernier jour tombe un samedi ou un dimanche, ne comptez pas sur un report : visez le dernier jour ouvrable précédent.

    2. Faut-il déposer la requête ou obtenir l'inscription dans les 4 mois ?

    L'inscription doit avoir lieu au plus tard dans les 4 mois (art. 839 al. 2 CC) : le simple dépôt de la requête ne suffit pas. En pratique, il faut que le juge ait statué (au besoin par mesures superprovisoires, art. 265 CPC) et que le Registre foncier ait inscrit le gage au Journal avant l'échéance. Le montant du gage doit être établi par la reconnaissance du propriétaire ou par le juge ; l'inscription provisoire suffit à sauvegarder le droit.

    D'où le rétroplanning de l'outil : dossier prêt à J − 15, requête déposée à J − 7 au plus tard, tribunal du lieu de situation de l'immeuble.

    3. Un sous-traitant peut-il grever la parcelle si le propriétaire a déjà payé l'entreprise générale ?

    Oui. L'article 837 al. 1 ch. 3 CC donne le droit à l'hypothèque légale aux artisans et entrepreneurs qui travaillent pour un entrepreneur général ou un autre entrepreneur, et pas seulement à ceux qui ont contracté avec le propriétaire. Le propriétaire qui a payé l'entreprise générale risque donc de payer deux fois.

    Il peut éviter l'inscription en fournissant des sûretés suffisantes au créancier, intérêts moratoires pour une durée de dix ans compris (art. 839 al. 3 CC dans sa version révisée, FF 2025 18).

    4. Quels intérêts moratoires peut-on réclamer sur la facture impayée ?

    Le taux légal de l'intérêt moratoire est de 5 % l'an (art. 104 CO), dès l'exigibilité ou la mise en demeure selon le cas. Exemple : 50'000 CHF impayés depuis 90 jours portent 616.44 CHF d'intérêts (calcul simple, année de 365 jours).

    L'outil calcule les intérêts jusqu'à aujourd'hui et jusqu'à la date butoir ; pour un contrat soumis à la SIA 118, le maître en demeure doit payer les intérêts au taux bancaire usuel (art. 190 al. 1), qui peut être supérieur.

    Information indicative : un délai de péremption ne pardonne pas. Consultez sans attendre un avocat ou le service juridique de votre association professionnelle.